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Gabriel Attal : “150 milliards d’économies, c’est une base”

Gabriel Attal : “150 milliards d’économies, c’est une base”

politico.eu 24.09.2026 15:24 4 views
PARIS — Lors d’un grand entretien au sommet Playbook Paris de POLITICO, Gabriel Attal a décliné jeudi les grandes orientations de son plan budgétaire à court et moyen terme. Le candidat Renaissance, qui se targue d’être

PARIS — Lors d’un grand entretien au sommet Playbook Paris de POLITICO, Gabriel Attal a décliné jeudi les grandes orientations de son plan budgétaire à court et moyen terme. Le candidat Renaissance, qui se targue d’être celui parmi ses concurrents qui a “donné le plus de détails sur sa feuille de route budgétaire”, considère que 150 milliards d’euros d’économies sur cinq ans seraient nécessaires pour amorcer le rééquilibrage des comptes publics. Mais que ce montant n’est qu’une “base” et qu’“il faudra probablement aller plus loin”.

L’ex-Premier ministre s’est engagé à ramener le déficit public de la France sous la barre des 3% du PIB avant 2032, tout en visant un retour à l'équilibre strict (“zéro déficit”) à l’horizon 2030. Face au spectre d’une crise de la dette, Gabriel Attal, qui s’est entretenu mercredi avec plusieurs économistes (Xavier Jaravel, Natacha Valla ou encore Olivier Blanchard), a annoncé qu’il préparait “un plan de secours au cas où la situation se dégraderait à très court terme”. Sans décliner l’ensemble de son plan d’économies, Gabriel Attal a évoqué ses principales pistes, dont une réforme des retraites, un serrage des dépenses sur la sphère sociale et sur les effectifs de l’administration grâce à l’intelligence artificielle.

Le candidat va en outre dévoiler prochainement “une refonte globale de l’organisation des pouvoirs publics”, et compte réduire “d’une strate” le millefeuille administratif. Interrogé par POLITICO sur le projet de loi de finances 2026, l’ex-ministre du budget ne s’est guère aventuré davantage, en attendant sa présentation par l’exécutif début octobre. En revanche, Gabriel Attal s’est opposé à l’idée d’une baisse de la contribution française au budget de l’Union européenne.

Toutefois, il s’est montré ouvert à ce que “éventuellement” les amendes payées par les géants du numérique puissent être redistribuées aux Etats membres.

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